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We're so silly ▬ Vlad (Poutine)


We're so silly honey
Contemplating your eyes I fight with my thoughts every night


Tes mains s’ancrèrent, assurées, sur le rebord de la fenêtre, tes pieds pesèrent sur les interstices du mur, te séparant de plusieurs dizaines de mètres du sol. Une chute ne serait pas mortelle de part les buissons en bas, néanmoins douloureuse. On oubliait que tu ne ressentais pas la souffrance, ni le vertige, ni le danger. Cela faisait une trentaine de minutes que tu escaladais ton défi menant au bureau du sous-directeur. Le soleil se couchait, ses méandres rouges fondant dans la mince pellicule marine composant le ciel. De l’intérieur, ton ombre semblait imprégner les vitres, marionnette temporaire se hissant sur ce fin rebord.

Ton iPod ? Dans l’endroit le plus sûr de l’établissement, ne pense pas à le retrouver ma petite !
S’était exclamée la surveillante. Une sentence la clouant sur place, elle et son casque désormais orphelin. Voilà ce que l’on récoltait à écouter sa musique en cours. Mais Lagertha ne s’avoua pas vaincue, elle prit ce challenge à cœur. Car pour la barbe à papa à l’inconscience fulgurante, l’endroit le plus sûr de l’établissement correspondait à l’antre inquiétante du sous-directeur Poutine. Surnom cocasse à part, Lagertha étira un sourire de victoire en remarquant la fenêtre bloquée par le loquet pour laisser s'échapper un fin courant d'air. Sa main passa à travers l’interstice pour débloquer l’entrée. Ni une ni deux, la demoiselle se glissa au chaud, puis épousseta son short et son pull noir trop grand emprunté à son frère.

Ses iris se posèrent sur le lieu de son crime, crime dont elle n’avait que faire en soit. Seulement, à bien y réfléchir, Lagertha n’avait jamais vu le bureau de Vlad, qu’importe qu’elle ait essayé plus ou moins de faire connaissance avec le sous-directeur, avec ses appels dans les couloirs, sa façon à elle de coller et interpeller les gens de ses yeux de biche. Sa curiosité s’en voyait éveillée, comme un animal devant un lieu inconnu, l’angoisse en moins. L’homme n’était pas là, la femme l’était. Ses doigts effleurèrent le bureau, simple toucher qu’elle s’autorisa. L’anglaise fixa le haut plafond, lit les couvertures de certains livres et se permit enfin d’ouvrir un des tiroirs. Tu te rendis compte alors que le bureau était un peu rouge.

Un joli purpurin, comme incrusté à même le bois, un peu d’hémoglobine dans des traces de doigts. C’était les tiennes, Lagertha.

« Oh merde ! » t’exclamas-tu. « Oh merde merde merde ! »

Une de ces manches chercha à essuyer les preuves. Mais le temps pressait, d’ailleurs, comment allait-elle repartir ? Elle n’y pensait pas la Lagertha, étirant un sourire face à sa propre bêtise. Son autre paume chercha dans le tiroir, et elle ne dénicha aucun iPod, juste une lettre dans une enveloppe de propreté supérieure, mieux salie par son rouge. Alors, Lagertha observa ses mains : c’était l’ennui avec son pouvoir, on ne se rendait pas compte de la force exercée sur des doigts fins, pour s’accrocher à des matières rugueuses et soulever son poids. Les siens étaient éraflés, saignant quelque peu. Lagertha se  mordit la lèvre inférieure, l’enveloppe encore en main quand elle entendit la serrure cliqueter.

Aucun temps, plus le temps. Elle n’avait point d'instinct pour le danger de son escalade, mais assez de connerie dans le sang pour savoir qu’il valait mieux se cacher. Alors, Lagertha se cacha : sous le bureau, après avoir fermer le tiroir. Aucun instinct pour se cacher non plus, visiblement… Et c’était justement cette idée qui lui fit étirer un sourire jusqu’aux oreilles. La lettre mystère entre ses mains, elle fixa la fenêtre ouverte de son recoin d’ombre, et écouta les bruits de pas. Vlad était-il différent, lorsqu’il était seul ? Vlad s’affalait-il sur le canapé, fatigué ? Vlad souriait-il, lorsque personne ne le voyait ? Vlad cachait-il quelque chose aux mortels ? Vlad était-il Vlad ?

On cache chacun bien des choses. Tes émeraudes pétillèrent d’impatience tandis que tu te faisais la plus petite possible sous ta cabane de bois. C’était joué à cache-cache, pour toi, un petit cache-cache déjà perdu d’avance. Tu enfouis tes lèvres sous le col de ce pull à l’odeur sereine, comme si ton sourire rieur pouvait te trahir, comme si ce pull avait le don de te rendre invisible. Le truc, ma chère Lagertha, c'est que le sous-directeur a beau être le mystérieur et sulfureux homme qu'il est, il n'est pourtant pas capable de faire pousser des barbes à papa sous son bureau.





FICHE PAR SWAN. IMAGE TUMBLR. MUSIQUE FINDLAY. ELECTRIC BONES

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Lagertha te cause en #AD4F5F.
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Lun 18 Jan - 0:54
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Play with me, little girl



« Fiou, c’était bon. » Dis-je en remettant correctement mon sous-vêtement et mon pantalon, un air de contentement noyant mon visage. La lumière du placard clignote un peu trop. Il faudra penser à la changer. Maria passe ses bras autour de ma nuque et me tire vers elle afin de déposer un léger baiser sur mes lèvres. Elle n’a pas attaché ses longs cheveux bleutés, aujourd’hui. Ça lui va si bien. Elle se recule un peu en se rhabillant à son tour, puis plonge son regard azur dans le mien. « Ne t’en fais pas, je ferai changer l’ampoule, hihi. » J’arque un sourcil. Elle peut toujours autant lire dans mon esprit, faut croire. C’est pour ça aussi que je l’aime bien. Elle se tourne vers la porte et scanne vite fait de sa vision X. « La voie est libre, on peut sortir, chou. » Nous sortons donc l’un après l’autre du placard, qui est assez grand pour un placard quand même, puis je lui donne une petite tape sur le fessier avant de la quitter. Je vais jusqu’à mon bureau déposer quelques dossiers et, au moment de m’assoir sur ma chaise, j’entends quelqu’un toquer à la porte. Je me stoppe donc dans mon mouvement et vais ouvrir, mes pupilles dorés se posant sur ce qui semble être une des collègues de Maria. Celle-ci me demande de la suivre jusqu’au secrétariat et, après avoir fermé la porte du bureau à clef, je m’exécute.

Arrivés sur les lieux, elle s’installe sur sa chaise et je fais de même sur le bureau de Maria. Après tout, ça ne la dérangera pas. Enfin, vu comme elle en profite pour reluquer mon fessier, ça ne la dérange forcément pas. « Une des surveillantes est venue déposer ceci dans la matinée. » Dit sa collègue en pointant un Ipod du doigt. Tiens, encore un petit malin qui a voulu écouter sa musique plutôt que de suivre un cours ? Il faudra que je fasse la morale à cette petite brebis ignorante, je suppose ? « Et il appartient à qui ? » Demande-je d’un ton assez nonchalant. « Mademoiselle Marten Lagertha. » Je pouffe légèrement. Ça ne m’étonne même pas. Cette jeune Anglaise est juste comme ça. À toujours faire ce qui est interdit et chercher le danger. Je m’étire un peu, puis me lève du bureau, me redirigeant lentement vers le couloir. « Mais, vous ne le prenez pas ? » Je me retourne vivement et la dévisage. « Pour ? Quoi faire ? » Elle se met debout à son tour, prend l’objet et vient me le donner. « La surveillante a insisté pour que vous le gardiez. » Je fronce un peu les sourcils. « Ah. Si ça peut lui faire plaisir, je suppose ? » Je le fourre vite fait dans l’une de mes poches et quitte donc le secrétariat. Direction mon bureau. J’ai de la paperasse à faire, comme d’habitude.

Je tourne la clef dans la serrure, pousse la porte, entre et la referme derrière moi. Un léger sourire se dessine sur mes lèvres. Une odeur fortement reconnaissable. Du sang. Quelqu’un s’est donc infiltré dans la pièce, eh ? Je pose la clef sur la table basse devant le divan à l’entrée et m’avance vers le bureau en ivoire sur lequel je vois des tâches rouges grossièrement essuyées, des feuilles un peu en désordre et des tiroirs mal refermés. Et on a fouillé mes affaires ? Je glisse ma main dans la poche où se trouve l’Ipod, caressant doucement l’un des rebords du bout des doigts. Je me doute un peu de qui pourrait être l’instigatrice d’une telle effraction. Mais il ne faut pas sauter trop vite sur les conclusions, hein ? Je fais le tour du meuble et viens m’assoir sur mon fauteuil, posant bien allègrement mes jambes sur la demoiselle repérée. Mais sans rien dire. Je me mets à travailler, comme si rien n’était. Après tout, quand elle en aura marre d’être prise pour un repose-pied, elle se manifestera d’elle-même. J’en profite d’ailleurs pour remettre mes papiers en état, fermer correctement les tiroirs et passer un coup sur les tâches de sang. Dire que c’est la deuxième personne à venir salir mon bureau cette semaine. À croire qu’ils se font passer le mot. C’est pas possible. Il faudra vraiment que je pense à les engueuler, ces étudiants pensant pouvoir faire uniquement ce qui leur plaît.
Enjoy. :v
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Mar 19 Jan - 16:15
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