Nous sommes actuellement en été au mois d'août.
Année 20xx. 80% de la population a développé des pouvoirs surnaturels, surnommés Alter. Certains les utilisèrent pour semer le chaos, détruire ou réaliser des activités illégales.
D'autres, à l'inverse, utilisèrent leurs nouvelles capacités pour sauver la veuve et l'orphelin, rendant réel le métier autrefois fantasmé de Super-héros, qui devint, au fur et à mesure, une activité reconnue par l'état. C'est ainsi que des écoles se spécialisèrent dans l'éducation de nouveaux justiciers, prêts à affronter ceux bravant la loi : les vilains.
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Promenade de santé? Ou pas? (PV Balek.)

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Lun 1 Fév - 18:27

Rencontre au bar.
-Vite papa ! Je veux aller promener !

Ma fille, cinq ans, pressée de sortir au centre-ville avec son père, moi. Hana n’est pas capricieuse ni pourrie gâtée, mais elle sait ce qu’elle veut et adore aller se balader. Que ça soit avec moi, sa mère ou sa baby-sitter, bien que parfois c’est avec la maman d’une de ses camarades de classe avec qui elle s’entend bien.  La chose qu’elle me demande d’accélérer c’est lui mettre ses chaussures au pied et faire ses lacets, je suis sur que j’risque d’avoir droit à « Maman elle va plus vite que toi ! » le pire, ce n’est pas pour m’embêter, ma fille m’adore à un point inimaginable, c’est pour me stimuler et me forcer à aller plus vite. Déjà maligne comme sa mère, c’est presque problématique au final, car elle fait des sales tours parfois et elle est capable de bouder très fort quand elle en a envie, mais bref.

-Voila c’est finis, on va aller se promener. Ca ne sert à rien de se presser Hana.

-Maiiiiis je veux y aller vite !

Je lui souris tout en vérifiant qu’elle est bien habillée, faut dire que Maya me laisse toujours des vêtements de préparer pour telle ou telle occasion. Ce n’est pas qu’elle n’a pas confiance en moi, au contraire, mais ma fiancée à toujours peur pour sa fille et donc prévoit dix milles choses à l’avance pour notre petite enfant adorée. Donc pour l’occasion, malgré le soleil, la petite s’est vue habillée avec un t-shirt blanc à longues manches, le tout surmonté d’une ravissante petite robe en laine pelucheuse, blanche elle aussi. Des collant noirs et des bottines à lacets de la même couleur (bah oui ce n’était pas des nœuds imaginaires dans le premier paragraphe.) et les gants plus écharpe assortis à la robe, voila Hana parée pour affronter l’extérieur avec son papa !


-Papa ! Tu oublie ton écharpe !
-Ha oui. Merci mon cœur, mais toi n’oublie pas ton cache-oreilles.

Acquiesçant d’un signe de tête vif, ma petite chérie s’empare rapidement de son cache-oreille rose que sa mère lui a acheté pour l’hiver qui vient de passé. Une fois tout deux affublés de nos protections contre le froid, nous nous préparons à sortir. Mes bottines de marches habituelles se sont vues accompagnées d’un pantalon noir classique, tenu par une ceinture de couleur identique à boucle en argent, un t-shirt marron à motif sur le torse surmonté par un gilet à longue manche affublé d’un capuche le tout d’une couleur vert kaki très sombre ainsi que l’écharpe grise, cadeau de ma fiancée. J’enfile mes mitaines noires, j’ouvre la porte de l’appartement pour laisser passer la petite toute excitée à l’idée d’aller se promener et je finis par sortir également, fermant à double tour. J’ai juste le temps de ranger les clefs de l’appartement dans ma poche droite que mon petit trésors aux cheveux aussi blancs que ceux de son papa m’attrape la main et m’entraine à toute vitesse en bas des marches, j’ai beau lui rappeler plusieurs fois de ne pas courir dans les escaliers la petite Mau Hong n’en fait qu’à sa tête. Oui je fais partie des gens qui disent que quand l’enfant fait quelque chose de bien, c’est le sien et si ce n’est pas bien, c’est le gosse de l’autre parent. Enfin j’suis aussi le premier à assumer les conneries d’Hana, quand elle en fait.

Une fois dans la rue j’oblige la petite à marcher, pas envie de courir cela ne sert à rien. Nous sommes parfaitement dans les temps pour arriver à l’arrêt de bus et ne pas le manquer, de plus si jamais par malheur on le rate, ce qui est peu probable, je peux toujours utiliser mon pouvoir et m’envoler jusqu’au centre-ville. La petite adorerait en plus, mais ça ne serait pas une bonne idée, Maya l’apprendrait surement, infailliblement, immanquablement et me ferait ma fête, j’en prendrais pour mon grade ça ne serait pas beau à voir. L’idée de savoir sa fille dans les airs tout ça… BREF donc on arrive à l’arrêt de bus et c’est là que je suis fier d’être le père d’une enfant aussi adorable qui s’assied bien sagement sur le banc situé dans l’aubette et fait balancer ses jambes en attendant calmement que le véhicule de transport en commun arrive pour nous emmener dans le centre-ville.

-Tu es contente de venir avec papa ?
-Oui !
-Ca va alors, en rentrant on mangera une glace, mais c’est notre secret !

Je place mon index sur mes lèvres et fait un clin d’œil à ma fille, cette dernière m’imite en pouffant de rire heureuse de partager des secrets avec son papa. En vérité ce n’est pas réellement un secret, ma fiancée à le don de tout savoir, mais même ce n’est pas un délit, c’est pour amuser ma progéniture et en plus ça marche à merveille.  Voila le bus qui arrive, pile à l’heure, pour une fois  ce qui est étrange car c’est connu que les bus sont toujours en retard n’est-ce pas ? Mais comme ceci est une histoire j’ai décidé qu’il serait à l’heure pour le bonheur de ma fille. BREF. Donc nous voici dans le bus, Hana coté vite occupée à s’extasier devant le décor qui défile, tandis que je guette l’arrêt pour ne pas devoir marcher plus que besoin. Après une vingtaine de minutes, quelques « on est bientôt arrivés papa ? » et autres questions dans le même genre nous voici arriver au centre-ville, prêt à marcher au bon vouloir de ma fille chérie.

-Papa tu me porte sur tes épaules ?

Je ne peux pas refuser ça à ma fille, c’est donc en souriant et sans effort que j’amène jusqu’à mes épaules mon petit trésors. Tenant sa main droite avec la mienne et ma gauche posée sur son genou pour qu’elle garde l’équilibre Hana n’arrête pas de pointer les différents magasins du doigt, parfois un chien ou un chat errant, voir un oiseau. Cet enfant à ce don de s’émerveiller d’un rien, ça met du baume au cœur.

-Quelle charmante petite fille, elle tient beaucoup de son papa on dirait.


Une gentille petite bonne dame, les personnes âgées aussi ont se dont de s’étonner d’un rien vis-à-vis des enfants en bas âge. Hana à hérité de mes yeux et de ma couleur de cheveux, pour le reste c’est définitivement de sa mère qu’elle tient, mais ça n’empêche qu’on est plus facilement convaincu de ma paternité évidente vis-à-vis de mon enfant que de la maternité Maya qu’on a déjà prise pour la grande sœur voir la baby-sitter, étonnant n’est ce pas ?

-Pour les yeux et les cheveux oui. Pour le reste c’est tout de sa maman, hein Hana ?
-Oui ! Je serais belle comme maman quand je serais grande ! Et forte comme papa !

Petit rire entre adultes, politesses habituelles et nous voici, ma fille et moi, repartis pour notre balade en famille, bien que Maya soit absente, ce qui est dommage, mais qu’importe ce ne sont pas les occasions qui manque.

-Papa… pipi…

Ha voila quelque chose qui est toujours indésirable même si c’est naturel. Donc me voila à la recherche d’un endroit pour que ma chérie fasse sa petite affaire, sauf que nous somme en plein milieu de la ville et qu’il n’y a rien. En fait si, il y a un café/bar un peu plus loin, ce n’est pas plus mal et en plus nous pourrions même faire une petite pause en nous désaltérants, bonne idée. Je rentrais dans le bar, tenant la main de ma fille que j’ai fais descendre au sol pour plus de facilité et me dirige immédiatement vers le comptoir ou je remarque quelqu’un qu’il me semble avoir déjà rencontré, mais pour le moment ce n’est pas important.

-Bonjour, deux jeux de fruits. Un pomme et un à l’orange, de plus puis-je utilisez vos toilettes ?

Un signe de tête approbatif du barman qui m’indique la direction, je le remercie rapidement et me dirige vers les sanitaires pour que Hana puisse se soulager. Heureusement ce sont deux pièces individuelles et propres en plus, ce qui n’est pas rien dans ce genre d’établissement, notons que pour un café bar, c’est bien beau. Un style un peu archaïque voulu, comme si nous étions dans un café-dansant des années soixante-dix, un vieux juke-box dans un coin mais très bien entretenu, le bar en bois poli parfaitement traité et les tabourets son visés au sol sur une grande barre en acier, l’endroit ou l’on pose ses fesses est quand a lui en cuir rouge rembourré de mousse. Quand aux tables et aux banquettes elles sont également en bois polis et en cuir rouge rembourrés à la mousse synthétique. Bref ce petit bar est plus que sympathique.

Hana ayant finit son petit pipi, nos mains étant lavées, les miennes plus pour l’exemple, nous pouvons sortir pour rejoindre le comptoir et que je puisse payer les consommations que j’ai commandées avant d’aller aux toilettes. J’installe ma fille sur un des tabourets, car elle en a trop envie, pour la citer, je m’installe à coté d’elle et commence à boire doucement mon jus de pomme, quand je tourne de nouveau mon attention vers la personne à ma droite, je pense enfin me souvenir de qui il s’agit.
-Osmond Blake ?



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Lun 1 Fév - 19:42

Promenade santé, sans thé.


Le matin tu te lèves, sans savoir où tu vas.




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Le réveil sonna doucement de sous son oreiller, Blake avait finalement réussi à faire fonctionner ce téléphone de malheur, en temps normal elle était réveillée par ses camarades de chambre, que ce soit en période de cours ou même le week-end, parce que Blake est une larve, elle aime dormir, elle s’est construit un petit monde dans ses couvertures et ne souhaite jamais en sortir. Pourtant, ce dimanche matin, alors que le ciel montrait les premiers rayons d’une belle journée, la demoiselle se leva dans le plus profond des silences afin d’échapper aux activités dédiées aux dimanches, à savoir la lessive, le ménage et les excursions à la supérette pour faire un approvisionnement de chips au paprika. Elle voulait être seule au moins une journée, ne plus penser à ces idiots d’élèves et de professeurs, juste prendre du temps pour elle. Elle arrêta violemment le réveil et décoinça un haut inhabituel, ainsi qu’un pull de sa réserve. Descendre du lit fut le plus compliqué, dès qu’Amarillys se retournait, elle s’arrêtait de respirer et puis continuait sa désescalade. Ce n’est qu’une fois arrivée en bas que la rouquine vit ses jeans noirs et gris étendus, en train de sécher et qu’elle se retrouva à prendre ce qu’elle avait en dernier recours : une jupe et des collants. Le tout sur son épaule, elle se précipita vers la porte et ramassa ses chaussures et son sac au passage, pour une fois, elle ne défonça pas la porte et la referma tout en douceur, soufflant de joie dès qu’elle fut dans le couloir.

Mais un autre problème allait vite se présenter, c’est bien mignon d’être sortie de la chambre, mais mademoiselle était en sous-vêtements et ne s’en était pas rendu compte jusqu’à ce que des bavardages venant d’un autre dortoir lui firent réaliser. Elle balança ses affaires au sol et enfila le haut blanc, il était assez ample, cela changeait de son bustier noir, puis la jupe. Pour la rouquine, c’était un crime de porter ce genre de chose, c’était provocant et puis même, c’était juste laid. La jupe était plutôt courte, arrivant juste au dessus du genou et grise chinée, alors elle rajouta des collants semi-opaque noirs. L’essentiel étant mis, la jeune fille repris le reste de son attirail et quitta le dortoir de la classe C rapidement. Rien ne pressait aujourd’hui, nul besoin de dévaler les escaliers pour ne pas arriver en retard en classe, non, aucun chat dans les couloirs de l’établissement, c’était si calme, si angoissant. Arrivant devant la porte d’entrée principale, en verre et majestueuse, la rousse enfila ses baskets blanches et son pull, qui se révéla être un gilet, gris comme la jupe et assez ample lui aussi. Il ne lui manquait qu’une petite queue de cheval pour paraître le genre de fille qui se croit belle, venir d’une société mondaine et hypocrite. Ce qu’elle fit donc. Passer incognito n’avait pas nécessairement besoin d’illusions au final.

Sac en simili cuir marron, porter sur le côté, elle s’aventurait seule et à pied dans les rues de Tevara. Les alentours du complexe scolaire n’était pas très attirant, il n’y avait pas grand-chose, pour se rendre au centre-ville la plupart des élèves prenaient le bus, mais le dimanche il ne passait pas à l’institut, bien oui, il n’y avait pas cours. Elle croisa quelques têtes connues, des professeurs pour l’essentiel, toutefois personne ne fit attention, personne ne la reconnut dans cette tenue si… soignée. Et dire que sa chevelure rousse était toujours là. Incroyable de la louper. Après une demi-heure de marche, elle atteint les avenues jonchées de grands bâtiments, de magasins croulants sous la foule, de voitures klaxonnant celle de devant et d’un brouhaha admirable pour une si bonne heure. Certains seraient tentés de s’hasarder dans les boutiques de vêtements, c’est tentant, mais Blake se contentait du peu qu’elle avait, c’est-à-dire assez de vêtements pour tenir trois mois sans changer, mais elle n’en portait que peu, les autres ne lui allaient pas. Non, ce qu’elle désirait c’était de retourner à ce bar-snack si atypique et qu’elle aimait tant.

Le bar en question est situé à l’angle de deux rues principales, le Dust of Time, un café à la façade décorée abstraitement, des motifs répétitifs, de grandes vitres laissant passer la tête des clients, une porte en fer avec une barre au milieu, des néons clignotants de partout et une énorme horloge au-dessus. Un café récent à en juger l’état, qui se faisait passer pour ceux de la fin des années cinquante, peut-être plus tard aussi. Elle poussa la porte et salua le barman, c’était une habituée. En y entrant on fait directement face à l’immense bar en bois avec le plan de travail revêtu d’acier, devancé par des tabourets ronds à l’ancienne, coussin rouge et moelleux. Le reste est rempli de canapés entrecroisés, tous du même rouge, du même bois et de la même taille, avec les lampes pendantes évasées. Néanmoins, ce que la miss préfère, c’est le jukebox, juste à droite du bar, il est si beau, elle a toujours rêvé d’en avoir. Sa place favorite cependant, n’était pas disponible, elle avait été assiégée par un couple tout récent, qu’elle voyait auparavant à des tables séparées, tant pis, pour une prochaine fois.

La rouquine s’accouda au bar et posa ses fesses sur un des sièges, tout près du jukebox qu’elle lorgnait avidement. David, mets-lui sa chanson. David c’était un des barmans, celui qui la connaissait mieux que quiconque, un type venu de Manhattan, pas très grand, pas très beau mais très intelligent et sympathique, il appuya sur la fente et lâcha une pièce qui déclencha le son, a priori tout le monde l’appréciait, une musique populaire pop et rock, faisant bouger plus d’un corps. David se remit derrière le bar et sans qu’elle n’ait besoin de lui demander, il lui tendit un Irish Coffee. Une boisson de sa terre natale quoi, si vous ne connaissez pas, je l’ai déjà expérimenté et c’est assez spécial, en fait c’est du café, tout ce qu’il y a de plus normal, bien qu’il soit un peu fort, avec du whisky, de la chantilly, une tonne de sucre et de la poudre de cacao pour la décoration. C’était le seul alcool qu’elle s’autorisait à boire, parce qu’elle disait qu’il coulait dans ses veines de toute manière. Elle prit la paille et traça diverses formes dans la chantilly et la noya dans le café. En vérité, la jeune fille avait dû apprendre à David à le faire, parce qu’ici personne ne prenait d’Irish Coffee, mais depuis qu’elle leur avait donné le secret de l’élixir, c’était au top des ventes. Double bénéfice.

Le liquide se vidait tout doucement, mademoiselle avait sorti un roman et le lisait passionnément au comptoir. Bien que d’apparence cela ne semble pas, Blake est une grande lectrice, et pas seulement de contes, actuellement c’était un roman populaire, Survivre avec les loups de Misha Defonseca, plutôt poignant et envoûtant, parfait. Rien ne la déconcentrait, que ce soit les appels incessants de David pour savoir si elle voulait autre chose, les bagarres derrière elle ou encore les sales gosses réclamant mondes et merveilles à leurs parents. La petite fille qui venait de parler attira le regard de la rousse, elle n’était pas très grande mais avait l’air d’avoir du mordant, les cheveux pâles tout comme ses yeux qui la croisèrent et la firent sourire en sa direction. Blake répondit par un léger sourire aussi, ne sachant pas trop quoi faire. Elle était si semblable à quelqu’un de connu, c’était perturbant. Qu’importe, elle avait un livre à terminer, alors elle s’y replongea. Seulement, une voix masculine l’interpella. Osmond Blake ? Oui, c’est bien elle, mais comment pouvez-vous l’appeler par son nom ici mon bon monsieur ? Tout le monde l’appelle Blake tout court. Pensant avoir à faire avec un dragueur de bas niveau du lycée, elle se tourna, fermant les yeux pour expirer et prendre sur elle. Quand elle les rouvrit, la surprise fut des plus choquantes. Lui ? Ici ? C’est donc son garnement, la petite chose gigotant sur la chaise. Dire qu’elle ne voulait pas les voir, juste pendant une journée, c’était trop demandé ? Il faut croire que oui.

La rouquine usa ses doigts comme repose-tête et fixa l’homme, tout en souriant. Il lui avait pourri son dimanche matin, il allait payer. Même s’il l’avait reconnue, était-ce nécessaire de lui parler ? Elle n’est pas toujours de bonne humeur en se levant, vous savez. Tout en basculant entre lui et sa fille, elle aspira un grand coup de son café, David la mit en garde contre l’alcool, comme d’habitude elle ne l’écouta pas.

« Oh tiens, salut cheveux-blancs. Tu promènes tes gosses maintenant ? Je savais même pas que t’en avais.
-Elle descendit du tabouret et s’approcha de la petite, puis se mis accroupie pour être à son niveau-. Coucou toi, tu t’appelles comment ? -La petite répondit avec enthousiasme, Blake lui caressa la tête et passa à gauche de son père-. Heureux de me voir ? -Elle lui empoigna la manche et le força à la regarder-. Parce que j’en suis très heureuse, tu vas pouvoir te faire pardonner de ton mauvais comportement envers moi, il y a quelques semaines de ça. -Elle lui chuchota à l’oreille, pour ne pas que les autres entendent et se fassent des idées-. Tu te souviens, dans la salle des profs, t’étais pas très galant. »

Elle le relâcha et s’assit sur la chaise la plus proche, faisant ramener son Irish Coffee par David, sourire aux lèvres.


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“Le paradoxe, c'est que le noir cache et sublime en même temps.”
[20:13:41] @ Vlad K. Boiovski : Tu tiens tant que ça à me faire tromper l'ïle avec toi ?
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Mer 3 Fév - 17:45

En musique.
Cette chevelure flamboyante ne peut appartenir qu’à Blake Osmond, élève de classe C ayant déjà fait forte impression devant mon collègue Mycroft Holmes et moi-même. A vrai dire son pouvoir, bien que puissant et redoutable, n’est pas ce pourquoi je me souviens d’elle, c’est plutôt sa désinvolture, comme si toute règle était fausse, que la jeune élève pouvait faire ce qu’elle souhaitait. Dans le cas de ce qu’il s’est passé quelques semaines auparavant la demoiselle s’est permise trop de familiarités envers deux professeurs, dont moi, ainsi que d’ouvrir les dossiers personnels des élèves sans se soucier de savoir si c’était interdit ou pas et remettre en cause le fonctionnement de Tevara même. Bon elle a fait sortir Holmes de ses gonds en insinuant que les profs sont des planqués, mais ça c’est autre chose, ce que pensent les étudiants de moi m’importe peu, après tout, ne suis-je pas Nathaniel Dikiy le tyran de la classe E ? Ce masque que je porte en permanence dans l’école et ce depuis six ans m’a attiré quelques animosités, parfois des problèmes. Mais ceux qui voient au travers se rendent compte de la raison derrière cette imposture et ne m’en tiennent pas rigueur, m’enfin bref, je suis en repos avec ma fille et rien ni personne ne me gâchera mon plaisir.

Apparemment Osmond m’a reconnu et pas franchement pour son plaisir, vu la tronche qu’elle tire, la rouquine doit m’en vouloir à mort. La demoiselle, vêtue de manière assez féminine et jolie pour être honnête, me fixe à présent, sa main posée sur ses doigts et un sourire qui en dit long sur ses pensées inamicales, je ne sais pas pourquoi je sens que ça va être marrant de voir les réactions de la jeune Blake. La voila qui se lève, se place entre moi et Hana en vidant sa tasse de je ne sais trop quoi, mais au vu de la mise en garde du barman contre l’alcool, je suis sur que ce n’est pas qu’un simple café dans cette vaisselle. Sa manière de me saluer aussi familièrement m’aurait foutu en rogne si j’avais été dans l’école, mais en dehors je me fiche éperdument de comment l’on m’appelle, tant que ce n’est pas irrespectueux, surtout devant ma fille qui n’a que cinq ans je le rappelle. En parlant de ma progéniture, la rousse me fait une remarque à ce sujet, ignorant que j’en avais. N’avait-elle pas observé mon bureau en se vautrant dessus telle une diva ? Et quand bien même, je n’ai pas à déballé ma vie devant les élèves, surtout qu’au final, l’existence de la petite Dikiy Mau Hong n’est un secret pour personne dans l’école, encore moins l’identité de sa mère. Mais c’est juste, ça me revient maintenant Blake est une élève toute récente, ce genre de choses lui sont inconnues.

-Coucou toi, tu t’appelles comment ?
-Je m’appelle Hana !

Je n’ai pas quitté Blake des yeux tandis qu’elle s’était accroupie prêt de ma fille et lui avait demandé son prénom, je suis peut-être pas méchant de base, mais si quelqu’un tente de s’en prendre à mon enfant et/ou ma fiancée, qui qu’il soit, élève, prof, directeur ou même fleuriste, je le réduis en cendres. Ma fille semble enjouée de cette rencontre hasardeuse, ce n’est pas plus mal, Hana adore les gens de manière générale, elle tient surement ça de sa mère. Voila qu’Osmond passe à ma gauche et me demande si je suis heureux de la voir. Pourquoi le serais-je ? Je n’ai pas spécialement de plaisir à rencontrer mes élèves hors de l’école, ni de déplaisir d’ailleurs, tant qu’ils se portent bien le reste m’importe peu. Sauf que quelque chose ne tourne pas rond chez Blake, elle m’empoigne la manche et m’oblige à la regarder, enfin obliger, j’ai suivit le mouvement parce que bon… j’ai une force physique bien supérieure à la normale en étant déjà un homme adulte face à une adolescente  le rapport de force entre elle et moi est devenu un fossé gigantesque à cause de mon pouvoir qui double mes capacités physiques.

Haaa c’est donc bel et bien de la rancune, la pauvre rousse n’a pas digéré mon attitude dans la salle des profs, surement la menace de renvoi ou la demande de la surveiller comme un monstre dangereux. Même si en réalité c’est pour elle que j’ai demandé cette surveillance, son pouvoir est quelque chose de puissant et beaucoup de gens seraient prêt à tout pour obtenir la coopération de cette personne sur pas mal de choses. Les illusions c’est fourbe, lâche et à ne pas prendre à la légère, on peut tout à fait affronter quelqu’un avec un ami et l’instant d’après on tue notre partenaire parce qu’on l’a prit pour l’adversaire. Brrr j’en ai froid dans le dos. Et donc la demoiselle, qui se cramponne toujours à mon habit, me murmure à l’oreille que je n’étais pas très sympathique dans la salle des profs. Comme si j’avais besoin d’une piqûre de rappel. Je n’ai rien oublié, de l’attitude désagréable et hautaine de la jeune fille, de ses remarques déplacée et sa désinvolture plus qu’indésirable, mais bon si c’est que ça qui l’énerve, je m’en fiche, je peux m’excuser lui payer ses consommations et puis voila.

Une fois son petit message envoyé, la demoiselle à la chevelure de feu se rassied à ma droite, sourire aux lèvres, heureuse de son action. Ma réaction est identique à celle de ma fille et synchrone à la seconde prêt, avaler une gorgée de mon jus de fruit en fixant l’adolescente fière d’elle. Deux paires d’yeux azures fixés sur Osmond, bien que pour Hana, c’est plus de la curiosité mais la petite se doute aisément de l’histoire, après tout, elle en a déjà entendue des drôles d’histoires sur son papa, surtout racontées par maman le soir après le repas.

-T’es aussi une fille que mon papa à embêté à son travail ?

Je roule des yeux en imaginant ce que ma fille à dans la tête quand elle dit que j’embête les gens à mon travail. Qu’est ce qu’elle a comprit de travers dans les histoires de Maya, ou bien peut-être est-ce tout simplement l’explication nette et précise de ma fiancée telle qu’interprétée par une enfant de cinq ans.

-Si ce n’est que ça Osmond. Ta façon d’agir ce jour là était plus que déplacée. M’enfin soit, tu veux quoi ? Des excuses ? Que je règle ta consommation ?
-Papa met de la musique dans la boite là bas !

Je n’ai même pas le temps de voir la réaction de Blake ou d’entendre sa réponse que ma fille tire sur ma manche, une habitude aujourd’hui ? Pour me demander de lui mettre une musique dans le Jukebox. Allons bon rien que ça, ma fille à ses gouts bien à elle en termes de musique, mais j’ai pour souvenir qu’elle apprécie particulièrement certaines violonistes, bah autant allé voir ce que cette bonne vieille machine peut proposer. Je caresse affectueusement le crâne de mon adorable princesse aux cheveux immaculés et demande poliment au barman de servir de nouveau la même chose à ma fille, le temps que j’aille jusqu’à l’appareil.

-Dis ! C’est quoi ton prénom à toi ? Hana, cinq ans, curieuse et adorable.

Je me tiens le menton entre le pouce et l’index cherchant ce qui pourrait lui plaire, puis je tombe sur ça « Lindsey Striling – Shadows » à me semble que justement ma fille adore ça. En vérité cette boite à musique moderne à été révisée et mise au gout du jour, son look n’a pas été touché mais ses musiques sont renouvelées, ce n’est pas plus mal. Je mets donc ma monnaie dans l’appareil et retourne m’assoir à coté de ma fille qui danse de joie sur sa chaise, au gré de la musique qui remplit l’établissement et à la gauche de Blake qui n’a toujours pas répondu à ma question. Ma fille me demande de lui tenir les mains pendant qu’elle danse sur le tabouret, après avoir eu l’autorisation par le barman je m’exécute, mais sans lâcher la rousse du coin de l’œil, attendant qu’elle me réponde malgré tout.



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Mer 3 Fév - 19:38

Promenade santé, sans thé.


Les non-sens sont une partie de toi.




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Si la jeune fille sourit, ce n'est nullement une question de fierté personnelle, de sa façon d'agir qui la ravit, car elle n'a même pas la moindre idée de son comportement. Pour elle, c'est normal, c'est sa manière de faire et il n'y en a pas d'autres. L'impulsivité n'est ni dans le bien, ni dans le mal, à vrai dire c'est une notion qui appartient au tout, à l'ensemble qui comporte les deux visions manichéennes. Tout ce qui se réfère à ses habitudes s'y trouve, telle est la définition de la normalité pour la rousse. Le reste, à savoir les gens, les choses qu'elle voit, qu'elle ressent, sont classés dans différentes divisions. En clair, n'élevez pas vos enfants à la magie des contes, on voit ce que ça donne. En se rasseyant, elle admira la petite famille synchrone dans les mouvements, remonter le verre de jus de fruit et, d'une traitre, enlevèrent une bonne gorgée. Il aurait suffi de photographier le moment exact pour comprendre que Nathaniel était le portrait craché et plus vieux de sa fille. Je la plains, ou plutôt Blake la plaint, espérant qu'elle ne finisse juste pas professeur titulaire de la classe E.

T'es aussi une fille que mon papa à embêté à son travail ? Hein ? Parce que lui aussi embête des filles ? Ses yeux auraient pu sortir de leurs orbites tellement la question était violemment innocente. Elle croyait qu'il n'y avait que deux sortes de personnes malsaines au sein de l'établissement. Premièrement, elle, parce qu'elle a tendance à abuser de certaines choses, des petits plaisirs, comme le fait de voler des baisers aux gens timides. L'exemple le plus probant est celui du pauvre Ryleigh qui se fit attaquer alors qu'il souhaitait faire preuve de bonne volonté. Ensuite, il y a ce cher sous-directeur. Ce n'est même plus de l'embêtement à ce rythme, c'est carrément du harcèlement, dont certaines ont dû se débattre et auquel d'autres ont du succomber. Ce n’était pas forcément une bonne chose de penser que cette petite Hana était si perverse, la rouquine afficha un léger sourire et elle vit que Nathaniel avait le même. Rassurant, ils avaient la même arrière-pensée.

Si ce n’est que ça Osmond. Ta façon d’agir ce jour là était plus que déplacée. M’enfin soit, tu veux quoi ? Des excuses ? Que je règle ta consommation ? Son sourire s’effaça aussitôt pour laisser place à son visage stoïque. Ses mots la touchent, mais elle ne veut pas y croire. Au fond, rien que la proposition relève en partie d’une forme d’excuse, qu’elle ne peut accepter. Elle ne lui fait pas confiance, alors ses excuses ne valent rien. Les mots en général ne sont que des mensonges, de choses faites pour rendre les gens heureux quand ils vont mal, pour sécher leurs larmes. Blake déteste les excuses, les réconforts, sauf quand ils viennent de personnes qu’elle connaît assez bien pour en voir la vérité, ou bien tout simplement lorsque cela vient d’elle. La demoiselle ne ment jamais, elle dit ce qu’elle pense, sans trop réfléchir la plupart du temps, ce qui lui fait défaut.

Pendant qu’on y est, pendant que cela te traverse l’esprit ma petite rose, tu n’as rien remarqué ? Ah si, je le vois bien. Elle avait les yeux rivés sur son Irish Coffee, tournant mélancoliquement la paille dans le fond du liquide, noyant le reste de chantilly. Cheveux-blancs lui pose soucis. Il ne va nulle part. Aucune case ne lui est destinée. Avant, il était placé dans les méchants, ces atroces personnes qui lui faisaient du mal et la malmenaient, mais maintenant qu’il dévoile sa face cachée, son attitude hors du complexe scolaire, elle se rend compte qu’il a peut-être, en fin de compte, une part d’humanité et de gentillesse. Pour le moment elle l’ignore, le temps de trouver une solution à son problème. Que faire d’une personne, qui, comme elle, a deux tranchants ? Deux valeurs, comme sur un as ? On attend qu’elle se démarque, ou on trouve une façon de le faire nous-mêmes.

Il s’était levé pour introduire à son tour une petite pièce dorée dans le jukebox, la musique avait cessé et les murmures avaient repris le dessus dans le café. Ça l’insupportait, les gens qui hurlaient plus qu’ils ne chuchotaient, aucun respect pour les autres autour. Elle s’apprêtait à taper du pied pour rétablir le silence, or la petite Dikyi la regarda, curieuse et des étoiles dans les yeux. Dis ! C’est quoi ton prénom à toi ? Elle la regarda longuement, ses cheveux lui tombaient dans les yeux et malgré ça, elle souriait fortement, innocente et insouciante. Sentant le regard protecteur du père envers sa progéniture, elle se méfia, hésita à répondre à la fillette. Mûre réflexion, de toute évidence, il ne peut rien se passer de très grave. Ils sont dans un endroit public, Nathaniel n’est en aucun cas le propriétaire et ne peut, pour une fois, pas la menacer de renvoi, d’exclusion ou de surveillance intensive. Tout est dans les mains du patron de David, dont le nom lui a échappé. La rouquine ne digère pas le fait qu’il juge son comportement déplacé. Il ne l’est pas et ne l’a jamais été, c’est juste du Blake tout craché et il faut s’y habituer. Une fois l’étape d’adaptation passée, on arrive même à l’apprécier. Finalement, elle sourit à la gamine, tenant fermement sa paille entre son pouce et son index, sa voix était joyeuse, pour montrer le bon exemple.

« Je m’appelle Elizabeth. -Elle lança un regard malicieux à Nathaniel qui devait l’avoir entendu-. Mais tu peux m’appeler Blake. »

La rousse rapprocha la soucoupe et aspira le reste de l’élixir d’une traite, laissant des traces foncées sur les parois en verre du verre encore tiède. Le brouhaha s’assoupit sous un air de violon, une musique qu’elle connaissait bien aussi, les ombres. La fillette avait de bons goûts, peut-être que le père aussi, qui sait. Elle repoussa d’un geste vif la soucoupe blanchâtre, juste au bord du comptoir. David la rattrapa rapidement et la lava, en attendant, Blake posa des pièces sur le comptoirs, l’autre barman les prit et la remercia d’être venue. Elle quitta son siège pourpre pour se diriger vers le jukebox, le new-yorkais la regardait avec un peu trop d’entrain. Il est vrai qu’elle ne s’habillait que très rarement comme ça, dans les périodes de crises, elle descendit de ses mains la jupe pour que ses genoux soient cachés, et posa autour de sa taille son gilet gris, découvrant ainsi ses bras maigres et blancs. La proposition de régler sa consommation était alléchante, toutefois elle allait passer pour une pauvre, et elle ne souhaitait pas faire mauvaise impression. Puis ce n’était pas si cher.

La miss ancra ses iris dans celle de l’homme et tout en s’avançant vers lui, elle ne put s’empêcher de rire nerveusement. Encore des idées farfelues. Le coude se nicha dans un recoin du jukebox, son corps se tourna face à lui et elle passa le dos de sa main sous son menton. La vraie tête de chipie, provocante même. C’était si agréable de jouer avec les gens, néanmoins aujourd’hui elle était sérieuse, plus que jamais.

« Je ne suis pas fauchée tu sais, je n’ai pas besoin de ton argent. De tes excuses non plus. -Elle changea de main sous son menton-. Pourtant, tu as une dette envers moi. -Elle sourit de plus belle-. Je te propose de la régler en nature, si tu le souhaites. »

Et c’est le drame. Les sous-entendus elle les entend chez les autres, pas chez elle. Sa véritable pensée n’était pas celle à laquelle vous avez pensé, à laquelle vous avez souri. Non, du tout. Quand elle parle de nature, elle veut parler de sa force. Demoiselle voudrait bien profiter de la force d’un homme pour régler quelques conflits, au cas où cela arriverait un jour. Une sorte de garde du corps personnalisé quoi. Mais laissez-le croire qu’elle est sérieuse sur le fait de copuler…


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Sam 6 Fév - 21:30

Cent balles et un mars aussi?
J’ai entendu ma fille demander le prénom de Blake, après tout cette dernière a bien elle aussi demander le prénom d’Hana plus tôt, mais qu’importe. Elizabeth ? Pas mal celle-là, enfin ce n’est pas comme si ça allait servir à ma progéniture de connaitre le prénom de la rousse, puis Osmond fait bien ce qu’elle veut de son prénom, nom de famille ou apparence, tant que ça ne nuit à personne de mon entourage, je n’y vois aucun inconvénient immédiat.  Le temps que j’ai mis à revenir jusqu’au comptoir la rousse à décider de vider sa consommation et la payer. Donc ça m’étonnerai qu’elle me demande de lui régler sa note, bon après c’est sur que son truc doit pas couter un bras, mais ça j’m’en fous, c’était une proposition comme une autre, j’aurais pu lui proposer une aide pour ses cours ou que sais-je encore. Bref, en attendant je fais danser ma fille sur son tabouret, la petite est aux anges et réussit l’exploit de ne pas rire aux éclats, ce qui aurait pu déranger les personnes présentes, bon en fait ils n’ont qu’à la fermer si ça les déranges, leurs discussions ou odeurs pour certains sont pire que nuisible à l’ambiance et je ne les fout pas dehors moi-même pour autant.

Pendant que j’amuse ma gosse, Blake s’est levée et dirigée vers l’appareil qui joue toujours sa musique, surement suite à quelques regards insistants, la demoiselle rabaisse un peu plus sa jupe et se sert de son haut pour masquer encore plus ses jambes, à croire que le regard des autres est vraiment chiant pour les femmes un minimum séduisante, j’devrais demander à ma fiancée tiens. Si ça se trouve quand elle se rend en classe habillée en jupe ou en robe ça doit lui faire le même effet, heureusement que je ne suis pas trop jaloux au final, j’pourrais rôtir des élèves… bref je me concentre de nouveau sur ma fille plus joyeuse que tout et qui se met même à applaudir une fois la chanson terminée. Un peu essoufflée, Hana s’assied sur son tabouret et termine de boire son jus de fruit. Je me retourne donc, adossé au bar et fais de même, buvant lentement mon verre, les yeux baisser pour capter le regard de la rousse qui me fixe, accoudée au Jukebox.

La pose que prit Osmond semble délibérément provocatrice à souhait, je m’attends au pire. Mais quand je dis le pire je ne m’attends pas à sa tirade. Pas fauchée, bon ça j’m’en doute un peu et ensuite ? Pas besoin d’excuses, qu’est-ce qu’elle veut alors cette gamine ? En plus elle utilise son autre main pour poser son menton dessus, on se croirait limite face à une pin-up dans une salle d’interrogatoire, sauf qu’au lieu de croiser, décroiser les jambes, elle joue avec ses mains. J’ai une dette envers elle ? De quoi ? Comment ? Depuis quand ? Pourquoi ? HEIIIIIIIIN ? En nature ? Si je réussi l’exploit de garder mon visage impassible, ayant pour seule réaction un haussement du sourcil droit, dans ma tête j’ai recraché mon jus de fruit trente-sept fois… elles ont quoi les étudiantes cette année ? Entre l’autre qui m’a fait du rentre dedans dans les ruelles quelques jours plus tôt et Blake maintenant qui me demande un payement en nature, la prochaine c’est quoi ? Une qui m’attend à poil sur mon bureau ? Les gens autours ont l’air aussi choqué que je le suis intérieurement, mais bon ce n’est pas de bol pour elle, ça m’intéresse pas pour beaucoup de raison.

-En nature ? Comme quand maman fait pousser des fleurs partout ?

Là j’éclate de rire devant l’innocence de ma fille et ne peut m’empêcher de lui caresser la tête après pour ne pas qu’elle boude. Je la rassure en disant que je ne me moque pas d’elle et lui explique que ce n’est pas payé en fleur, mais qu’elle comprendra en grandissant. Sur ce, je lui commande un autre jus de fruit et m’approche de la rousse, suffisamment proche pour pouvoir murmurer à son attention.

-Je ne suis pas certain que tu pourrais tenir le coup… en plus j’suis pas disponible. Mais bon donne moi ta véritable idée qu’on en finisse.

C’est vrai que venant de Blake, ça doit être plus profond qu’one partie de jambes en l’air avec le prof qu’elle ne peut pas saquer, après tout je ne vois pas trop qu’est ce qu’elle pourrait y gagner. Elle est loin d’être moche et peut aisément charmer qui elle veut, donc aucune raison de forcer un mec qu’elle n’apprécie pas du tout à coucher avec elle. Donc je croise les bras face à elle et j’attend que la rousse m’explique réellement ce qu’elle veut que je fasse, bien que je me réserve le droit de refuser toute demande exagérée ou qui ne conviendrait pas à mon mode de vie, j’suis fiancé, père et prof tout de même, je ne peux pas me permettre de faire n’importe quoi, ce n’est pas qu’à moi que ça pourrait porter préjudice.



codes par shyvana
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Mer 10 Fév - 15:03

Promenade santé, sans thé.


Enfermez-la.




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Blake profita de ce moment pour dégager des mèches de cheveux rousses de sa queue de cheval, les posant sur son visage pour rajouter une touche de féminité. Au rythme où elle en était, elle pouvait se le permettre. Ses améthystes plongées dans les yeux de l’homme, elle ne se rendit même pas compte de l’absurdité de ces propos, il y a son sourcil qui s’arque, mais rien de plus, pas assez pour lui donner le déclic. La petite Hana regarda paisiblement son père avant de lui lancer un magnifique : En nature ? Comme quand maman fait pousser des fleurs partout ? Nathaniel rit aux éclats, la rousse ne comprenait pas pourquoi, elle trouvait la petite fille tout à fait pertinente. Après tout, le mot nature peut aussi y faire référence, qu’importe, elle le laisse faire, décalant son corps en face du jukebox pour mettre une autre musique, du coin de l’oeil, elle voit qu’il commande un autre jus à sa fille pour la faire patienter, et en attendant, il s’approche de la rouquine, doucement et sûrement. La miss ne sait pas trop comment réagir, il a dans son regard, une lueur de malice, un peu comme elle, pourtant ce n’est pas le genre du professeur, pas à sa connaissance.

Elle se tient proche de la boîte à musique, appuyant avec son triceps sur la fente pour y faire rentrer la pièce, et la musique est choisie du bout de son majeur de l’autre main. L’homme aux cheveux clairs lui murmure alors doucement, comme s’il ne voulait pas que les gens autour entendent. Je ne suis pas certain que tu pourrais tenir le coup… en plus j’suis pas disponible. Mais bon donne moi ta véritable idée qu’on en finisse. Elle le dévisagea gentiment, souriant à pleine dent, ce qui fit ressortir ses joues roses. Si seulement il savait ce qu’elle a subi, toutes les choses dont elle a tenu le coup, je n’évoquerai pas les détails du bureau, mais l’idée est là. Pour ce qui est de la disponibilité, Blake ne connaît pas. Sauf quand elle aime vraiment et que la personne est à elle, seulement à elle, et qu’elle s’efforce d’être… fidèle. Oui, c’est possible. La demoiselle lui lança un regard interrogateur lorsqu’il parla de véritable idée. Elle lui avait dit, non ? Non. Du moins, ce n’était pas très explicite et cela pouvait porter à confusion, ce qui était le cas d’ailleurs.

Un son un peu rock sortit de la machine, elle sursauta et se décala de quelques centimètres près de l’homme, lui effleurant le buste au passage. Promis, ce n’était pas intentionnel, elle n’y a jamais pensé. Gênée, elle se redressa et évita son regard, le reposant sur ladite machine. La playlist changeait toutes les semaines, c’est David qui s’en charge, elle pouvait donc proposer des chansons qu’elle aimait bien. Sa jupe se souleva en remontant, laissant voir trop de ses cuisses, ce qui attira des regards un peu trop curieux, mais elle était tellement concentrée sur les paroles de l’homme, sur ce qu’elle va pouvoir obtenir en échange de son mauvais comportement de la dernière fois qu’elle ne le remarqua pas.

Blake avait beau y réfléchir, trouver d’autres choses à lui demander, elle n’en voyait pour le moment qu’une, mais il était sûr qu’il allait s’avéré plus utile dans les temps à venir. Alors, elle reprit sa posture de pin-up et lui fit les yeux de biches, on ne reconnaissait même plus la petite rousse qu’elle était dans l’établissement, c’est comme si elle avait prit quelques années de plus en quelques secondes. Elle s’avança, d’un pas impétueux, vers lui et se mit sur la pointe des pieds pour attraper sa nuque et avoir ses lèves en face des siennes, yeux dans les yeux. Ses doigts caressaient la naissance de la chevelure, à l’arrière et ses iris capturaient celles de l’homme. Il faut dire que Nathaniel n’était pas si moche, elle aurait très bien pu se le faire aussi, mais calmons nos ardeurs, elle avait trouvé depuis peu une perle rare qui la faisait se tenir tranquille, ou presque.

« J’aurai besoin de toi pour… - Elle ria un instant-. Beaucoup de choses. - Elle s’approcha de son oreille, tel lui auparavant et prit une voix concupiscente- Comme… m’aider le soir, tu vois ? »

Les sous-entendus sont bien présents je vous l’accorde, pourtant pensez-y, Nathaniel est un professeur, ce qu’il fait qu’il note, qu’il prépare des cours, des interrogations et sait donc faire des exercices mathématiques ou ce genre de trucs. Ce dont elle avait désespérément besoin. La rouquine avait beau poser ses fesses tous les soirs sur les coussins rougeâtres du café, elle ne faisait qu’y relire ses cours et non faire ses exercices, elle refilait tout à Ichimada qui en avait un peu ras le bol et qui refusait de tout lui céder sans rien avoir en retour. Du coup, il était l’homme de la situation, elle était prête à faire des efforts, à se mettre à travailler s’il acceptait de l’aider, lui Nathaniel Dikyi, le professeur titulaire de la classe E. La classe des perdants, dans laquelle elle espérait ne jamais se retrouver.

Elle s’écarta de lui, glissant sa main le long de son bras et s’approchant du comptoir pour redemander un Irish Coffee. La jupe était de plus en plus soulevée, il suffisait qu’elle se baisse pour que tout le monde puisse admirer ses dessous. Provocante. Délicieusement provocante. Même quand elle ne le voulait pas elle l’était, c’était dans sa nature. Pourtant, la miss avait arrêté de jouer les coureuses de pantalon, féminin des coureurs de jupons, et d’attaquer les gens sans raison. C’était devenue une fille bien, ce qu’elle croyait en tout cas. Arrivée au bar, elle ne se fit pas prier et David posa la boisson sur la plaque argentée. Elle la tira vers elle, sirotant quelques gorgées et se tourna, souriante vers l’homme.

« Remarque, on peut aussi le faire en journée tu sais ».



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