« In the crowd alone, and every second passing reminds me I'm not home. [PV RAI]

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Dim 13 Déc - 21:22
CROWDED

L'orage gronda au loin lorsqu'elle fit un pas en dehors de la supérette. Le ciel était chargé de nuages, la luminosité baissant en conséquence, et l'air se chargea d'électricité. Dès que la peau de sa nuque, dévoilée par ses cheveux coiffés d'un chignon, s'exposa à l'air tiède, les frissons l'attaquèrent, et elle rentra la tête dans les épaules. Elle plissa les yeux, inquiète du temps qu'il faisait, et balaya l'horizon de son regard vert, foncé à cause de la luminosité manquante, et l'oxygène humide fit frémir son nez.
La partie commerçante de la ville était pourtant encore bondée à ce moment-là, les rues grouillantes de monde, et la plupart des expérimentés ou des gens armés commençaient à se presser en jetant un regard au ciel noir. Le brouhaha du flux de paroles qu'ils entraînaient alors résonnait avec désagrément à ses oreilles, et elle ajusta la position de sa fille qui, dans ses bras, dormait sans doute profondément. Elle la tenait d'un bras, laissant sa tête blanche reposer sur son épaule droite, priant pour qu'elle ne s'éveille pas, malgré les songes pesant qui devait animer son esprit.

Du haut de ses cinq ans, la petite Hana ne pesait pas si lourd, et Maya était en capacité de la lever, tout en portant les sacs de courses qu'elle venait d'acheter, les jointures de ses doigts commençant à la lancer, tant le poids des aliments tels que les féculents et les viandes alourdissaient les sacs de plastique. De son l'épaule libre, la gauche, pendait son sac à main, qui glissait un peu à cause de son écharpe, qui la protégeait du froid de l'hiver qui arrivait bientôt.

Elle fit un pas, se dirigeant vers le centre de la rue, large et dallée comme il se devait, faisant face à une légère brise, gelée, qui attaqua ses joues et son nez. Elle déglutit en regardant le bonnet et l'écharpe rouges qui recouvraient sa fille et elle fronça les sourcils et bifurquant sur la gauche pour rejoindre les transports en commun, qui pourrait l'emmener vers son chez elle. Elle pensait déjà au repas qu'elle allait pouvoir concocter à sa famille, et un léger sourire se dessina sur ses lèvres pâles et sèches, tandis que ses yeux se plissèrent de plus sous la risette.
Malheureusement, ce fut lorsque son regard se précisa comme cela, que sa vision ne manqua pas de remarquer une tête connue, et que l'image du plat qui avait commencé à fumer doucement devant ses mirettes s'envola. Maya cessa de sourire, et elle sentit son cœur se tordre devant la reconnaissance visuelle de l'être qui se dressait, mollement, devant elle. Plus grand qu'elle, les cheveux bruns, le regard pénétrant et perturbant, il incarnait parfaitement celui dont elle savait la grande instabilité. Ses lèvres se serrèrent en une ligne contrite. Rai. Ekki Rai.

Ekki Rai était l'uns des élèves de son fiancé. Nathaniel Dikiy, professeur de la classe E, avait pour élève Ekki Rai. Et Dieu seul savait, si tenté qu'il y en ai eu un sur cette Terre qui eut bien voulu veiller sur elle, à quel point elle le trouvait suspect. A vrai dire, elle avait un peu peur de lui. Elle savait très bien que jamais il ne gagnerait quoi que ce fut contre son fiancé, bien trop fort pour ce brun-là, mais son cœur ne pouvait pas s'empêcher de s'inquiéter, sa nature faisant de sorte à ce qu'elle ne puisse penser autrement.
Elle ne savait pas si cela venait de son apparence, trop sombre, provocante ou de son air toujours trop blasé, trop calme et trop neutre. Elle n'en savait rien, mais elle tremblait à l'idée de le savoir dans la même salle que lui. Elle connaissait son blond de fiancé, et elle le savait parfois trop sévère. Peu de gens appréciait ce côté-là de lui, et parfois, les élèves agissait particulièrement mal. Et Maya, professeur de même, connaissait le profil de cet Ekki Rai. Et elle savait aussi qu'il faisait partie de ceux-là. Le corps enseignant apprenait rapidement, dès les premiers cours, à repérer chaque visages, et les caractéristiques psychologique de leur personne.
Après avoir remarqué cet adolescent, donc, elle aperçut aussi, soudainement, le regard agacé qu'il lançait à celui qui lui faisait face. Ils ne semblaient pas en conflit, mais elle savait remarquer l'énervement dans les yeux étrange de Rai Ekki. Contrariée de même, elle s'avança et se posta dans le dos de l'inconnu et se pencha sur son oreille. Apparemment, il lui cherchait des noises, et cela la fit presque rire. S'il savait ce qui pouvait lui arriver si Rai Ekki s'énervait, il n'en manquerait pas de le respecter un peu plus.

Maya ▬ A mon avis, tu devrais vite t'en aller si tu ne veux pas avoir d'ennuis, mon petit, susurra-t-elle presque suavement.

L'autre tourna lentement la tête dans sa direction, et ses yeux s'écarquillèrent devant le vert glacé et pétrifiant de ses yeux. Il déglutit en sentant aussi la branche de lierre pousser doucement contre lui et s'enrouler autour de son cou avant de s'arrêter à mi-chemin, entre la nuque et la pomme d'Adam. Il hocha le tête et la branche se déroula quand elle lut dans ses yeux qu'il se retirait. Et il le fit. Seuls, deux dans la foule, elle soupira.

Maya ▬ Ils sont toujours aussi peu intelligents, quand ils s'adressent à toi ?

Elle le regarda d'un air presque ennuyé.


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Lun 14 Déc - 15:48






Problem ?




Dans la vie, il y a deux sortes de personnes, ceux qui savent où ils vont et ceux qui ne font que voguer sans but. Cette deuxième catégorie, Rai les déteste. Parce qu'il se contentent de tourner en rond sans savoir ni où ils vont ni où ils veulent aller. Rai les hait et pourtant il est comme eux. Il ne sait pas où il va, il ne sait pas d'où il vient non plus, il est perdu. Et il y pense parfois. Il se demande pourquoi, pourquoi il à été abandonné, pourquoi il est né comme ça, pourquoi il se retrouve ici. Il se demande si son existence à un sens. Mais ces moments de réflexion ne sont jamais très long et son souvent interrompu. Et en cet instant Rai ne pense pas du tout à sa vie ni à sa place dans le monde. Non, en ce moment il se demande plutôt comment il va tuer celui qui se trouve en face de lui.

Il est calme, son visage ne reflétant aucun sentiments. Seul quelqu'un le connaissant pourrait deviner la colère qui monte petit à petit dans le corps de Rai et qui se reflète a peine dans ses yeux rouges sang. Rien en lui ne montre qu'un quelconque sentiments néfaste est né en lui, il est juste planté là, les mains dans les poches d'un pantalon noir bien trop grand pour lui, toisant un petit blondinet dont le visage est crispé de rage. La foule qui passe rapidement autour d'eux s'est instinctivement écartée , formant une espèce de cercle vide avec, au centre, les deux garçons. Les humains sentent quand il y a un danger. Un espèce de réflexe, un instinct de survie animal, seul reste de nos lointains ancêtre. Mais il y a aussi un autre comportement de foule autour d'eux. Lorsqu'un drame impliquant une victime à lieu, plus les gens seront nombreux à assister à ce drame et moins ils se précipiteront pour aider la victime. Tout simplement parce que chacun comptera sur les autres pour le faire. Et vu le monde présent dans cette rue, Rai pourrait tabasser ce gars devant lui et partir en le laissant agoniser là sans que personne ne vienne le déranger. Enfin en théorie, car ce n'est que des pourcentage et des déduction psychologique et certaine personnes sortent du lot. Des personnes qui pourraient se sacrifier pour sauver autrui. Rai les respect ces gens là. Car nombreux sont ceux qui disent pouvoir le faire mais beaucoup moins le sont ceux qui le feraient vraiment.

Le blondinet esquisse une espèce de geste agressif, comme s'il voulait se lancer sans trop oser. Il faut dire que le Brun tatoué en face de lui ne rassurerait personne avec son visage fermé et ses yeux rouges. Rai n'as rien contre le mec en face de lui, pas personnellement du moins. Mais, alors qu'il se pressait dans la foule pour ne pas être dehors sous l'orage, ce mec l'as bousculé. Rai n'as pas relevé, ça arrive à tout le monde. Il à simplement réajusté sa veste et à repris son chemin. Sauf que le blondinet lui ne s'est pas arrêté là. Non seulement il à bousculé Rai mais en plus il à provoqué Rai en lui demandant de s'excuser immédiatement. Alors le fils d'expérimenté s'est retourné, lentement, et il s'est posté devant le crétin qui venait de lui ordonner de s'excuser. Il y a deux chose à savoir. Premièrement, Rai ne s'excuse jamais. C'est comme ça et vous n'y pourrait rien. Et deuxièmement, Rai ne supporte pas qu'on lui donne des ordres. On peut lui demander des choses mais certainement pas lui ordonner. Voilà les raisons pour lesquels Rai à daigner accorder ne serait-ce qu'un peu d'attention à ce gamin devant lui. Mais c'est au moment où il va prendre sa décision si oui ou non il donnera le premier coup qu'une femme se glisse derrière le blondinet et lui murmure quelque chose à l'oreille. Et pas n'importe quelle inconnue. Une prof de l'académie. Le gars n'a pas tarder à déguerpir. Rai n'as pas bougé, mais il ne regarde plus la même personne maintenant.

* Faut croire.


Pas de remerciement. Rai n'as jamais prononcé le mot "merci" de toute sa jeune vie. Pour lui cette politesse est simplement hypocrite et il ne le prononcera que lorsqu'il sera sincère, pour l'instant il n'en voit pas l'occasion. Le tatoué plonge ses yeux rouge dans ceux de Maya, le début de colère qu'il ressentait s'est envolé aussi vite que le gamin s'est sauvé. On ne peut lire qu'un expression blasée sur son visage.

* J'aurais pu me démerder.

Rai a bien remarqué que la prof était encombrée avec son sac de course sa fille dans les bras et son sac à main sur l'épaule. Mais jamais l'idée ne lui serait venue de lui proposer de l'aide. Ce n'est pas pour cette raison que son regard est passé de la femme au sac en plastique posé à coté d'elle, mais plutôt ce que contient ce sac. De la viande, du poisons, de la sauce. Des aliments que Rai n'a pas gouté depuis longtemps. Dans la classe E, il n'y a pas de cuisinier et on se débrouille pour manger. Alors les repas quotidiens de Rai sont très souvent composés de pâte et de riz nature. Avec un peu de sauce parfois lorsqu'il à les moyen d'en acheter. Mais c'est tout. La viande, le poisson, les légumes... Trop cher. Et ça doit bien faire 24 heures que Rai n'as pas eu de vrai repas, il n'a plus aucuns sous en poche et se contente de grignoter quelques fruits piquer par ci par là. Alors avec la vision de toute cette nourriture il ne peut retenir le gargouillement qui sort de son ventre. Il se prépare à tourner les talons pour continuer sa quête d'un truc potable à manger. Ce n'est pas dans son habitude de saluer les gens en partant mais cette femmes lui à quand même éviter des effort inutiles.

* Vous ferez mieux de vous dépechez de rentrer, il va pleuvoir, vos courses vont être trempez.... Et votre fille aussi.

Il lance un regard à celle ci et s'étonne qu'elle ne détourne pas le regard. Il se rappelle de la dernière fois où ses yeux rouges s'étaient plongé dans ceux d'un gamin. Il était aller trouver sa mère en criant que "le démon là bas il va me pulvériser avec ses lasers dans ses yeux." Sous ses airs blasés, Rai avais quand même été un peu blessé, mais comme toujours, il l'avait caché. Et là, il ne peut détacher son regard de celui de la gamine dans les bras de sa mère.




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Lun 28 Déc - 11:40
black

Lorsque Maya avait enfin franchi les dernier escalier de sa vie d'étudiante, ce fut comme si elle avait toujours su ce qui l'attendait. Comme une seconde nature chez elle, apprendre aux autres, et les aider au mieux étaient ce qu'elle avait toujours voulut faire, au risque d'être rejetée par sa trop grande gentillesse. Etre professeur avait toujours, à son sens, état inscrit dans son sang, son ADN. Plus qu'être une anomalie de la Nature, elle se sentait prête à offrir ce qu'elle savait, et ce qu'elle avait, en tant que personne, avenante et souriante.
Sans doute son désir d'offrir à son prochain provenait du fait qu'elle-même n'eut, plus jeune, pas la chance d'obtenir ce cadeau. La solitude, la dérision, la peur, l'angoisse, la terreur l'avaient tant habitée, avant d'arriver à Tevara, qu'importait ce qui l'attendait : elle se serait relevée, prête à donner ce qu'elle n'avait pas pu recevoir. L'altruiste qu'elle était n'avait naquit que des cendres du Mal qu'on avait commit, et de la souffrance que l'on avait perpétué à travers son âme, et son corps charnel.

Maya ne recevait que de rares remerciements. Elle était habituée. Et autant vous le dire, elle n'en attendait pas moins de ses élèves. Ca la rassurait d'un côté. Dire merci est considérer l'acte de quelqu'un comme quelque chose d'anormal, comme plein d'une bonté inhabituelle. Non. Pour elle, donner ce qu'elle savait, ce qu'elle avait apprit de la vie, et de son métier-même faisait parfaitement partie d'elle. Elle offrait pour offrir, non pour recevoir à son tour. Elle inculquait la vie et le savoir aux autres, comme elle se le devait, de la manière la plus normale possible. Pourquoi la remercier de faire quelque chose d'aussi simple, et d'aussi évident ?
Ainsi, devant ce Rai, elle secoua la tête, un sourire presque navré peint sur ses lèvres, devenues un peu grise sous la lumière noire de l'ambiance. Elle savait pertinemment qu'il aurait pu se débrouiller, mais là n'était pas le problème. Son elle-même avait agit, comme toujours, et de ce qu'elle en savait, si elle avait laissé coulé la chose, elle aurait probablement assisté à la descente aux enfers de ce jeune garnement, qui avait filé la queue entre les jambes. Et aussi, puisque l'égoïsme humain de sa mère inconnue, sans qu'elle ne le sache, occupait une partie de son identité, elle avait irrévocablement agit dans le but de ne pas être inculquée dans le fait de n'avoir rien fait. Après tout, elle était professeur de Tevara, dans une foule composée d'humains. S'il venait à arriver malheur à l'un d'entre eux, alors qu'elle aurait pu agir, qui sait ce qui serait advenu de son poste de professeur, de celui de son fiancée, et de leur place dans la cité. Elle frissonna à l'idée saugrenue, resserrant son étreinte autour du corps endormi de sa fille.

Maya ▬ Je sais très bien que tu aurais pu te débrouiller, Ekki-san. Mais en tant que ta professeure, je n'allais pas laisser un imbécile t'ennuyer. Perte de temps.

Elle remonta le corps de sa fille, pour être plus à l'aise, et ne le quitta pas des yeux. Si elle le craignait, elle ne pouvait s'empêchée d'être intriguée. Par ce pur égoïsme humain, dont elle ne savait ni l'existence, ni la source, elle souhaitait mieux le connaître et s'assurer, à tout prix, de l'avenir sain et parfaitement sécurisé de sa famille. Elle haussa les sourcils quand il passa ses yeux noirs sur le sac qui lui tranchait les phalanges. Elle leva le visage au ciel une nouvelle fois, et elle huma la senteur des plantes qui flottait tout autour d'eux.

Maya ▬ Ne t'en fais pas. J'aurai le temps de rentrer bien avant que la pluie ne tombe. Mais tu as raison, je devrais peut-être me dépêcher de rentrer. La petite va se réveiller dans peu de temps, avec tout ce bruit, et commencer à avoir faim.

Elle coula un regard vers les cheveux blancs de sa fille, les pupilles teintées de douceurs, et le visage emprunt d'affection. Le vert de ses yeux revint pourtant par la suite, dans le noir pur de ceux de Rai. Elle plissa les paupières en percevant le regard insistant qu'il portait sur la jeune Dikiy Mau Hong, le cœur soudainement prit dans un étau de doute.


Maya ▬ Ekki-san...!

Elle l'avait interpelé sous le coup de la presque panique, les sourcils hauts sur son front tatoué. Ses lèvres entrouvertes, et le visage effaré, elle le considéra quelques instants, avant de trouver un fin de phrase adéquate. Elle tendit le bras occupé par le sac de nourriture vers lui, comme une invitation, sans pour autant le lui tendre pour qu'il l'attrape.

Maya ▬ Depuis quand n'as-tu pas mangé ? Je sais que la classe E se contente toujours de peu, mais à te voir, on dirait que tu vas défaillir. Et puis, mon fiancé ne dinera pas à la maison ce soir ; voudrais-tu te joindre à Hana et moi ?

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Mar 19 Jan - 14:36






χάνω.







Rai n'est ni quelqu'un de gentil, ni quelqu'un de sociable. Rai fait tout pour éviter les autres et il préfère se trouver dans une foule que seul avec quelqu'un. Et tout simplement parce que les gens l'ennuie. Mais lorsque les humains sont en groupe, ils ne font pas attention à leurs prochain. Alors Rai peut se poser quelque part et les observer. Il peut remarquer les personnes qui souffrent dans tout ce stress que leur procure la vie quotidienne. Rai à toujours su reconnaître la douleur et la souffrance sur le visage des gens. Peut être parce que lui en est privé depuis longtemps.

C'est aussi peut être pour cette raison qu'il aime voir les autres souffrir, parce que lui il ne peut pas ressentir cette douleur. Physiquement comme moralement. Parce que Rai à été détruit. Il ne ressent plus rien, à part cette satisfaction lorsque qu'un homme ou une femme souffre. Et c'est aussi pour cela qu'il n'aime pas se retrouver seule avec quelqu'un, il ne sais pas comment réagir. Et il déteste les autres d'avoir le privilège de ressentir.

Mais là, pour la première fois depuis de nombreuse années, il sent comme un picotement au niveau de son coeur. Croiser le regard de cet enfant à provoquer quelque chose en lui et lui à rappeler des souvenirs. L'apostrophe de la prof le ramène à la réalité. Il décroche son regard de celui de l'enfant et tourne ses yeux rouges vers Maya. Son expression est toujours neutre, voir blasée. Il a bien ressentit la détresse de la prof quand elle à remarqué qu'il fixait sa fille. Il n'y fait pas vraiment attention, il à l'habitude. Il n'a jamais connu d'attitude bienveillante à son égard alors ça ne le touche plus. Les gens le regarde de travers, chuchotent sur son passage. À cause de son apparence, surement.

J'vais pas la bouffer votre fille

Rai est directe, c'est comme ça. Il dit toujours ce qu'il pense et ça lui vaut pas mal de problème mais il s'en moque. Il ne voit pas pourquoi il n'aurait pas le droit de s'exprimer, même si ses opinions divergent de ceux des autres et ne rentrent pas dans la morale. Liberté d'expression mon cul oui. Rai à vite appris que dans cette société on s'en sortait beaucoup mieux en suivant es autres, en étant une bande de pingouin tous identiques sur la banquise. Mais il ne se plie pas à cette règle de survie. Il ne fait jamais rien comme les autres, il est le vilains petit canard, et ça lui convient parfaitement. Alors, quand Mau Hong-sensei lui montre le sac en lui proposant de venir manger avec elle et sa fille, il ne sait pas comment réagir. Aussi loin qu'il se souvienne il à toujours été habitué à de l'indifférence voir de la malveillance de la part de ses interlocuteur. Et il ne s'en ai jamais plain. Il se montre désagréable avec les gens et n'attend rien de plus de leur part. Il ne fait rien pour se fair "aimer" et ne pense pas que ce soit possible qu'un jour quelqu'un ressente le moindre sentiment pour lui. Il à bien eu des aventures mais rien de très sérieux. C'est pour ça que son regard est resté Sur cet enfant. Rai à tout de suite senti que cette Hana était née de l'amour, qu'elle à été conçue par deux personne qui s'aiment. Et il sait qu'elle sera elle même capable d'aimer et de se faire aimer. Rai ne sait pas s'il est capable d'aimer, il ignore ce qu'est l'amour et ne l'a jamais connu. Mais il est sur qu'il é pourra jamais être aimé ; ce n'est tout simplement pas possible, il à tant été craint et détesté qu'il s'est fait à l'idée. Et même s'il sait que cela vient de son comportement, il est incapable de changer ce qu'il est, qui il est. Il à créér une aura malsaine autour de lui. Une espèce de cocon pour se protéger de ses personnes qu'il hait tant.

Il hésite quelques minutes. Le temps lui semble très long sous le regard de cette femme qui à agis de manière tout à fait imprévisible. Elle avait commencer à agir comme les autres avec sa détresse. Mais elle n'a pas agis comme Rai s'y attendait, elle à eu un geste bienveillant. Rai est décontenancé. Mais il est aussi affamé. Et ce que contient ce sac est beaucoup plus alléchant qu'un peu de riz ou que des pâtes instantanées. Il n'est pas réjoui de passer un moment seul, surement dans un endroit clos, avec juste deux personnes. Mais son ventre prend le dessus sur son cerveau et il finit par hocher la tête.

Je vous suis.

Il ne l'a remerciera pas encore. Pas pour l'instant en tout cas. Comme je l'ai déjà dit, Rai ne dit pas Merci, à moins d'être vraiment sincère. Et pour l'instant, rien ne justifierait des remerciements pour l'adolescent aux yeux rouges. Peut être plus tard, lorsqu'il aura le entre plein.

Il réajuste son bonnet et met les mains dans les poches de son pantalon. Prêt à suivre la prof de biologie.




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